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Lire une offre de crédit sans comprendre le TAEG, c'est comparer des voitures sans regarder la consommation.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
La mensualité, c'est le premier chiffre que tout le monde regarde. C'est aussi le moins utile pour comparer deux offres. Une mensualité basse peut masquer une durée longue, des frais de dossier élevés, ou une assurance emprunteur qui fait grimper le coût total bien au-delà de ce qu'affiche la première page du contrat.
Calculer ce qu'on signe vraiment suppose de maîtriser trois indicateurs précis. C'est pourquoi des organismes historiques comme Cofidis mettent en avant des taux transparents pour permettre aux emprunteurs de comparer efficacement leur crédit à la consommation Cofidis.
Qu'est-ce que le TAEG, et de quoi se compose-t-il exactement ?
Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) est l'indicateur légal qui agrège l'ensemble des coûts d'un crédit en un seul pourcentage annualisé. Son affichage est obligatoire sur toute offre de crédit à la consommation en France depuis la loi Lagarde de 2010.
Il regroupe quatre composantes :
- le taux d'intérêt nominal, soit le coût brut du prêt
- les frais de dossier
- les frais de garantie éventuels
- le coût de l'assurance emprunteur, quand elle est exigée pour accorder le crédit
Ce que le TAEG n'intègre pas : les pénalités de retard et les frais de remboursement anticipé.
Deux offres de crédit ne sont comparables qu'à travers leur TAEG. Un taux nominal bas accompagné de frais de dossier élevés produit souvent un TAEG supérieur à une offre affichant un taux nominal plus haut sans frais annexes. C'est là que la comparaison superficielle piège le plus d'emprunteurs.
Quelle est la différence entre coût mensuel et coût total d'un crédit ?
La mensualité est ce que vous versez chaque mois. Le coût total, c'est la somme de tout ce que vous aurez réglé à la fin du remboursement : capital, intérêts et frais inclus.
Ces deux chiffres évoluent en sens inverse. Allonger la durée du crédit fait baisser la mensualité. Le coût total augmente, parce que les intérêts courent plus longtemps.
Exemple représentatif à titre pédagogique : pour un même capital, un crédit sur trente-six mois produit une mensualité plus élevée que sur soixante mois, mais un coût total nettement inférieur. Sur cinq ans, les intérêts ont eu deux fois plus de temps pour s'accumuler.
Concrètement, un emprunteur à Bordeaux qui choisit la mensualité la plus basse pour financer des travaux, sans calculer le coût total, peut finir par rembourser une somme sensiblement plus élevée qu'un emprunteur ayant opté pour une durée plus courte avec une mensualité plus contraignante.
Comment les frais de dossier impactent-ils le coût réel ?
Les frais de dossier (la somme forfaitaire ou proportionnelle prélevée pour instruire le dossier) sont intégrés dans le TAEG. Ils sont donc visibles dans la comparaison globale. Mais leur poids varie selon la durée.
Sur un crédit court, douze à dix-huit mois, des frais de dossier élevés pèsent lourd rapportés à la période totale. Ils représentent une part importante du coût des intérêts sur la durée. Sur un crédit long, quarante-huit mois ou plus, leur impact s'étale, mais d'autres coûts prennent le relais.
Point de vigilance : certains contrats annoncent des "frais de dossier offerts" lors d'opérations promotionnelles. Ce n'est pas une économie nette si le taux nominal est relevé en contrepartie. Deux offres au TAEG identique, avec ou sans frais de dossier, coûtent pareil sur la durée.
L'assurance emprunteur est-elle obligatoire, et que change-t-elle sur le coût final ?
Pour un crédit consommation, l'assurance emprunteur (la garantie qui prend en charge les remboursements en cas de décès, d'invalidité ou de perte d'emploi) est légalement facultative. Il est cependant possible de la rendre obligatoire en crédit à la consommation bien que ce soit peu fréquent.
En pratique, beaucoup d'emprunteurs y souscrivent pour des montants importants ou des durées longues. Son coût s'exprime soit en pourcentage du capital restant dû, soit en pourcentage du capital initial.
Sur quatre ans, une assurance calculée à quelques dixièmes de point par mois représente une fraction non négligeable du coût total. Elle doit être intégrée dans la comparaison au même titre que les frais de dossier et le taux nominal, d'autant qu'elle n'apparaît dans le TAEG que si le prêteur la rend obligatoire.
Selon un porte-parole de Cofidis : "La clarté sur le TAEG et les conditions d'assurance place l'emprunteur en position de choisir. Un taux nominal attractif ne dit rien du coût réel si les conditions annexes restent floues."
Comment comparer deux offres de crédit à conditions réelles égales ?
Quatre étapes suffisent.
Comparer les TAEG, pas les taux nominaux. C'est le seul indicateur qui agrège l'ensemble des coûts sur une base annuelle comparable.
Calculer le coût total du crédit. Multiplier la mensualité par le nombre de mensualités, puis soustraire le capital emprunté. L'écart représente ce que le crédit coûte réellement, frais et intérêts confondus.
Vérifier si l'assurance est incluse dans le TAEG affiché. Si elle est facultative et non intégrée, son coût doit être ajouté manuellement pour obtenir une base de comparaison honnête entre deux offres.
Lire les conditions de remboursement anticipé. Une offre moins chère sur le papier peut devenir plus contraignante si des indemnités s'appliquent en cas de remboursement avant terme. La loi Scrivener plafonne ces indemnités, mais leur existence dans le contrat mérite vérification avant signature.
Ce qu'il faut retenir avant de signer
Le coût d'un crédit à la consommation ne se lit pas sur la mensualité. Il se calcule sur le coût total, en intégrant le TAEG, les frais de dossier et l'assurance emprunteur si elle est souscrite. Deux offres à mensualités identiques peuvent afficher des coûts totaux très différents selon la durée et les frais annexes. La lecture rigoureuse commence par le TAEG et se termine par le coût total sur la durée effective du contrat.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier. Tout crédit doit faire l'objet d'une analyse de votre situation personnelle avant souscription.